Bio

 


Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs.  Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr.
        

                Nicolas Bouvier, L’usage du monde

 

            

cropped-13600253_132348830525790_4669888702715746371_n.jpg

(English below)

     Je suis historien et philosophe de formation, membre sociétaire de la coopérative d’artistes SMart.be, je travaille principalement comme photographe documentaire pour le monde des ONG. 

     Interpellé par le monde contemporain – ici et ailleurs, j’initie toujours mes travaux par une (re)mise en question des stéréotypes, de ma propre culture visuelle et de mon regard d’homme occidental. Nos pensées sont remplies de cartes postales, et c’est un vrai défi que de lire et d’écrire de l’autre côté de nos représentations. C’est un défi encore plus grand que de faire apparaître dans une seule et même image les deux faces de la carte postale. Non pas voir vraiment, mais voir sincèrement – depuis ce tout un chacun que nous sommes. L’acte photographique peut embrasser cette dimension contradictoire, il est lui-même contradiction, entre intimité et distance. On se jette corps et âme dans chaque image pour la suspendre par la suite à un fil narratif. On suggère quelque chose: j’étais là, à un moment donné, dans cette situation, avec eux.

    Le monde n’a jamais été aussi sauvage; photographier ces mécanismes d’oppression, ces désastres silencieux, ces violences indicibles qui affectent des collectifs humains et non-humains est un acte de résistance face à une mondialisation sans visage qui domine et écrase. Ce qui se trame dans la steppe mongole, ce qui se reconstruit dans les hautes vallées du Népal, ce qui se joue dans les ruelles étroites de Kyoto, ce qui tremble face à la folie guerrière au Kurdistan iraquien, c’est la condition humaine. J’essaye de faire ma part, en tant que photographe, ni plus, ni moins, au prise avec mes propres contradictions, mais avec la conviction que chaque image contient en elle une possible révolution. 

reportages

        Mes photographies ont été présentées à la Mall Gallery de Londres, au Parlement Européen, au Musée de la Photographie de Charleroi, au Palais des Expositions de Montréal, à l’Institut National d’Histoire de l’Art à Paris, à l’Espace MAGH, la librairie et galerie Peinture Fraîche, au Centre culturel de l’Ambassade du Japon à Bruxelles, au Centre Culturel de Namur, à l’Ambassade de France à Douchanbé et à la galerie Leica de Lille.

    J’ai collaboré avec: Communauté Française de Belgique, Théâtre de la Roseraie (Bruxelles), Unité de Soins Palliatifs Saint-François (Namur), European Press Agency (Osaka), NHK World (Tokyo), Festival International des Arts Forains (Namur), Artémis Productions (Bruxelles), Centre d’Action Interculturel (Namur), Espace MAGH (Bruxelles), Ecopostale (Bruxelles), Croix Rouge Internationale (Luxembourg), Eurocontrol (Bruxelles & Maastricht), People in Need (Ulaanbaatar), ASIA-NGO (Mongolia), Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (Ulaanbaatar), United Nations Offices in Mongolia, GERES (Tsetserleg), Fédération Wallonie-Bruxelles.

     Je termine actuellement deux reportages. L’un sur la transition du monde rural en Mongolie et les nouvelles formes de vulnérabilité chez les éleveurs nomades; l’autre sur les conséquences continues du tremblement de terre de Gorkha au Népal et la manière dont la société népalaise invente des dispositifs collectifs de remédiation face à ce drame. J’ai entamé dernièrement un travail au long cours sur le Kurdistan iraquien et je m’intéresse au théâtre du Kabuki de Tokyo.

Grants & Awards :

  • lauréat 2012 de la Fondation SPES
  • finaliste au Renaissance Photography Prize 2012
  • lauréat Deeper Perspective au International Photographer of the Year 2012
  • nominé pour un Lucie Awards 2012
  • IPA 2012 Top Country Picks pour la Belgique
  • nominé au Terry O’Neill TAG Award 2012
  • sélectionné pour la Belgique aux Leica Oscar Barnack Awards 2013
  • finaliste pour la bourse de l’American Photographic Artists 2013
  • sélectionné comme top-rated entry au LensCulture Visual Storytelling Awards 2014
  • sélectionné comme top-rated entry au Magnum Photography Award 2016

sans-titre2    I studied History and Philosophy, member of the artists cooperative SMart.be, I work as a documentary photographer for the NGOs.    Questioned by the contemporary world – here and elsewhere, I always initiate my work by questioning stereotypes, my own visual culture and my Western man’s perspective. Our thoughts are filled with postcards, and it’s a real challenge to read and write on the other side of our representations. It is an even greater challenge to make appear in one image the two faces of a postcard. Not to see really, but to see sincerely – from this everyone we are. The photographic act can embrace this contradictory dimension, it is itself a contradiction, between intimacy and distance. We throw ourselves, body and soul, into each image to suspend it afterwards to a narrative line. Something is suggested: I was there, at some point, in this situation, with them.

    The world has never been so wild, and photographing these mechanisms of oppression, these silent disasters, these unspeakable violence that affect human and non-human collectives is an act of resistance against a globalization without face that dominates and crushes. What is happening in the Mongolian steppe, what is being rebuilt in the high valleys of Nepal, what is played in the narrow streets of Kyoto, what trembles in the face of war’s madness in Iraqi Kurdistan, it’s our human condition. I try to do my part about it, as a photographer, no more, no less, struggling with my own contradictions, but with the conviction that every image contains in it a possible revolution.

stk19976boj

     My photographs were presented at the Mall Gallery in London, at the European Parliament, at the Museum of Photography in Charleroi, at the Palais des Expositions in Montreal, at the National Institute of Art History in Paris, at Espace MAGH and the Peinture Fraîche bookshop and art gallery in Brussels, at the Cultural Center of the Embassy of Japan in Brussels, at the Cultural Center of Namur, the Embassy of France in Dushanbe and the Leica Gallery in Lille.

   I collaborated with Communauté Française de Belgique, Théâtre de la Roseraie (Bruxelles), Unité de Soins Palliatifs Saint-François (Namur), European Press Agency (Osaka), NHK World (Tokyo), Festival International des Arts Forains (Namur), Artémis Productions (Bruxelles), Centre d’Action Interculturel (Namur), Espace MAGH (Bruxelles), Ecopostale (Bruxelles), Croix Rouge Internationale (Luxembourg), Eurocontrol (Bruxelles & Maastricht), People in Need (Ulaanbaatar), ASIA-NGO (Mongolia), Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (Ulaanbaatar), GERES (Tsetserleg), United Nations Offices in Mongolia, Fédération Wallonie-Bruxelles. 

    I am currently finishing two reports. One on rural transition in Mongolia and the new forms of vulnerability among nomadic pastoralists; the other on the ongoing  consequences of the Gorkha earthquake in Nepal and the way Nepalese society invents collective measures to face this tragedy. I recently started a long-term work on Iraqi Kurdistan and I am interested in Kabuki theater in Tokyo.

my bag  

Publicités